Bonjour à tous! On se retrouve aujourd’hui pour un nouvel article sur la mythologie Grecque!
Comme je vous l’ai dit dans l’article sur Olympie, j’ai eu la chance de partir en Grèce l’été dernier. J’ai pu visiter la petite ville de Koroni, qu’on surnomme aussi comme « un des deux yeux de Venise », une très jolie ville situé au pied d’un château fort Vénitien. [j’ai surtout filmé lorsque j’étais là-bas afin de monter une vidéo du voyage et j’en ai presque oublié de prendre des photos, je vous posterai surement des photos trouvées sur internet..]. J’ai cherché très longtemps si des légendes existaient sur la ville fortifiée mais je n’ai rien trouvé, mis à part quelques éléments historiques bien réels. Mais j’ai par contre bien réfléchi à une nouvelle légende que je pourrai vous présenter dans la suite de l’article.

Le château se situe à l’Est de la ville, et fut occupé dès 1206 par les Vénitiens. Son emplacement permettait un contrôle constant sur la route maritime entre la Crète et l’Adriaque. La ville servait également d’escale aux marins qui empruntaient la route des détroits. En 1500 le château fut occupé par les Turques, puis fut sous domination Ottomane jusqu’à la guerre de Morée [la sixième guerre opposant la république de Venise à l’empire Ottoman de 1684 à 1699] où les Vénitiens reprirent la ville jusqu’en 1715. Puis malgré quelques divers sièges Grecques, la ville ne se rendit qu’en 1828 aux Français de l’expédition de Morée. [nom donné en France à l’intervention de l’armée Française dans le Péloponnèse lors de la guerre d’indépendance Grecque afin de les libérer de la domination par l’empire Ottoman.]

on peut voir les cafés et la ville situé au bord de l’eau, et les ruines du château en arrière plan qui a une vue imprenable sur la mer [on peut monter jusqu’en haut, c’est magnifique]
Si vous aimez les chats, vous adorerez la ville. On en croise à tous les coins du rue [comme dans beaucoup de villes grecques], j’ai trouvé ça tellement mignon. Ils u en avait jusqu’en haut du château, où il y a des espaces en ruine où la végétation a repris sa place. Si vous êtes croyants, [où non d’ailleurs, peut-importe] il y a un couvent en haut des ruines, il est très petit et l’endroit est magnifique. Leur petit jardin est très bien entretenu et on y trouve des fleurs en tout genre ce qui nous fait oublier que c’est un lieu sacré[si vous y allez penser a quelque chose pour vous couvrir les jambes si vous êtes en short ou en jupe assez court car elles n’apprécient pas beaucoup, et c’est assez dur de comprendre en Grecque aha]. Les rues de Koroni sont très typiques, il y a des murs avec des peintures en tout genre, mais toujours très colorés, ce qui lui donne beaucoup de charme. On trouve aussi quelques boutiques artisanales qui proposent des bijoux, des bibelots, des portes-clés… très mignons, comme souvenir de vacances!

Voilà tout ce que j’ai trouvé à vous dire sur la ville de Coron [version française du nom de la ville de Koroni]. Mais maintenant j’ai choisi d’aborder un sujet qui se rattache quelque peu à l’article sur Olympie. En effet je vous avait parlé de Pélops « un jeune héro venant de Lydie » , sans vous en dire plus, et après quelques recherches j’ai trouvé que son histoire serait très intéressante à vous raconter.
Pélops était donc fils de Tantale [roi de Lydie], et de Dionée [fille d’Atlas], ou bien selon les versions, fils d’Artemis, ou d’Euryanassa [fille du dieu fleuve]. Un jour Tantale reçu les dieux chez lui, et pour dîner il leur offrit Pélops son fils découpé en morceaux et cuisiné, sans les en informer. Demeter, un peu plus gourmande que les autres dieux selon la légende, eu malheureusement le temps de manger son épaule avant que Zeus ne se rende compte de la supercherie. Suite à cette illumination un peu tardive, les dieux décidèrent de rendre la vie à Pélops. Il y a plusieurs version sur sa résurrection.
-Hermes plaça les morceaux de Pélops dans un chaudron magique, duquel il ressorti en parfaite santé.
-Rhéa et Pan s’associèrent, pour l’opérer. Pan dansa autour de la Titanide pendant l’opération afin de l’aider et Pélops en ressorti en parfaite santé également.
Cependant il reste dans ces deux versions la question de l’épaule de Pélops qui fut mangée par Déméter. De toute les versions connues, l’épaule manquante du héro fut remplacée par les dieux par une épaule en Ivoire. La légende commune raconte alors que tous les descendants de Pélops [les Pélopides] auraient tous hérités d’une épaule à la blancheur éclatante, ou bien dans certaines versions d’une simple tâche blanche sur l’épaule.
Suite à cet acte abominable, Tantale fut condamné au supplice éternel par les dieux. Envoyé au Tartare [une divinté Grecque qui est également un lieu de supplice où toutes les formes de tortures physiques où psychologiques y sont représentées, et où sont retenus tous les plus grands criminels], Tantale y est condamné à une faim et une soif éternelle. Il est pendu à un arbre [ou bien immergé jusqu’à la poitrine selon les versions], et chaque fois qu’il se penche afin de boire, l’eau se retire avant qu’il ai pu la toucher. Quand il tente de se nourrir en attrapant un fruit sur une branche, le vent repousse la branche avant qu’il ne puisse l’attraper.

le supplice de Tantale
Pélops hérita alors du trône de son père, mais fut chassé peut de temps après par Ilos [ou bien Tros, son père, selon les versions] à cause de Tantale, qui était accusé d’avoir kidnappé son frère [ou son fils]. Il partit alors jusqu’à la ville de Pise où il tomba amoureux de la princesse Hippodamie, fille d’OEnomaos le roi d’Arcadie [une province du Péloponnèse actuel].
OEnomaos qui était le fils d’Ares dieu de la guerre, avait été jadis prévenu par un oracle que sa mort serait causée par son gendre. Il défiait alors tous les prétendants de sa fille à une course de char qui se jouerait au prix de leur vie. Jamais jusqu’à l’arrivée de Pélops il n’avait subit de défaite, grâce à son écuyer Myrtilos et à sa monture divine offerte par son père. Pélops voulut alors tenter sa chance, mais afin de lui garantir la victoire, Hippodamie, qui était elle aussi tombée amoureuse du jeune héro, tenta de soudoyer Myrtilos avant la course. Elle s’arrangea afin qu’il sabote le char de son père, il retira alors les clavettes du char, ce qui fit que les roues se détachèrent pendant la course, et OEnomaos mourut dans sa chute tout en maudissant Myrtilos. Selon une autre version, Pélops aurait gagné d’une manière un peu plus loyale. Poséidon lui aurait offert des chevaux ailés, qui auraient permis à Pélops de simplement distancer OEnomaos durant la course.
Quoi qu’il en soit, suite à cette victoire, Pélops devint alors roi d’Arcadie, et épousa Hippodamie. Quelques temps plus tard, lors d’une ballade en compagnie de Myrtilos et d’Hippodamie, Pélops partit chercher de l’eau quand celle-ci vint lui dire que Myrtilos aurait essayé de la violer. Une autre version de la légende raconte que ce serait Myrtilos qui aurait demandé à Pélops un peu plus de reconnaissance suite à son implication dans la victoire de sa course. Mais dans les deux versions le résultat fut le même, Pélops, ne voulant plus voir l’écuyer, le jeta alors d’une falaise au bord de la mer. Myrtilos mourut en maudissant Pélops et toute sa famille. Suite à ça Hermes l’envoya parmi les constellations.

représentation de Pélops [derrière] et Hippodamie debout sur le char
Durant son règne, Pélops créa alors les Jeux Olympiques [comme à chaque fois cela change en fonction des versions de l’histoire, puisqu’on attribut souvent ce mérite à Héraclès] en l’honneur d’OEnomaos. Il instaure également une fête en l’honneur de sa femme, l »Hérée », qui avait lieu tous les 4 ans et où l’on vénérait Héra, déesse du mariage et du foyer.
Pélops et Hippodamie eurent beaucoup d’enfants ensemble, généralement on en cite 10. Mais Pélops, comme beaucoup d’hommes de l’époque eut une aventure. De cet adultère avec la nymphe Axyochée, naquit un fils que tous jugèrent de « préféré ». Hippodamie attisa alors la jalousie de ses fils qui finirent par tuer leur demi-frère. Suite à cet acte impardonnable, Pélops bannit sa femme et ses enfants de son royaume, qui se réfugièrent alors en Argolide, où Hippodamie finit par se donner la mort. Ce qui fut une probable conséquence de la malédiction de Myrtilos, qui maudit Pélops et toute sa famille.
Pélops, qui conquit l’Arcadie, donna également son nom à toute la péninsule sud de la Grèce, le Péloponnèse.
C’est tout pour l’histoire du héro Pélops! J’espère que cet article vous aura plut, si vous souhaitez avoir les sources où je me suis documentée pour vous écrire, sachez que je garde sur mon ordinateur le lien de tous les sites que j’ai pu utiliser. Je vous donne rendez-vous mercredi prochain pour un nouvel article!
